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DE L'AUTRE COTE
L'Allemagne et la Turquie. Six personnages perdus entre les deux pays, entre les deux cultures, six vies qui se croisent et s'entrechoquent pour une impossible rédemption.
Le film de la confirmation. Avec Head-On, passion destructrice entre un écorché vif et une jeune immigrée, le réalisateur allemand d’origine turque Fatih Akin avait déjà impressionné la critique, séduit le public et remporté l’Ours d’Or du Festival de Berlin 2004. De l’autre côté, deuxième volet de sa trilogie sur L’amour, la mort et le diable, "ses devoirs" d’apprenti cinéaste comme il la définit lui-même, réflexion aussi sur ses propres origines et sa paternité nouvelle, a déjà remporté le prix du scénario du Festival de Cannes 2007.
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FATIH AKIN
C’est à 16 ans que Fatih Akin décide de devenir réalisateur. Il fait ses premières armes dans une société de production à Hambourg et est parallèlement actif comme auteur, réalisateur et acteur. Après des études de communication visuelle, il réalise deux courts métrages, une romance et une histoire sur fond de cannabis, dans lesquels il se met également en scène. Son premier long métrage Kurz und Schmerzlos (Court et sans douleur) est une véritable bombe, de la même trempe que Head-On qui, couronné au festival du film de Berlin en 2004, consacrera son talent hors des frontières allemandes.
Le réalisateur avoue aimer essayer des genres différents et son parcours est ainsi semé d’une délicieuse romance Im Juli (En juillet), dans laquelle Moritz Bleibtreu (Munich) devra faire du chemin pour trouver l’amour. Acteur qu’il retrouvera pour Solino, qui retrace le destin de deux frères, immigrés italiens à Duisburg. Il s’est également essayé au documentaire avec un film très personnel concernant sa famille qui retourne sur les traces du village turc abandonné pour l’Allemagne; ou encore sur les musiques d’Istanbul dans le remarqué Crossing the Bridge: The Sound of Istambul. Après l’éclatant succès de Head-On, Fatih Akin fut invité à rejoindre le jury du festival de Cannes en 2005. Il sera de nouveau présent cette année, mais en compétition officielle cette fois pour De l’autre côté. Cet intense film choral est le deuxième volet de sa trilogie sur L’amour, la mort et le diable entamée avec Head-On.
Carine Filloux

HEAD-ON
Ours d'or du Festival de Berlin 2004, Head-On de Fatih Akin est une fable désespérée sur l'amour fou, une tragédie romantique d'aujourd'hui bercée par des mélopées orientales. Le récit de deux êtres pris dans le tourbillon de la vie. Clochard alcoolique depuis la disparition accidentelle de son épouse, Cahit Tomruk (sensationnel Birol Ünel) tente de mettre fin à ses jours au terme d'une nuit d'ivresse.
A l'hôpital, il rencontre Sibel, une jeune femme bien décidée à faire ce qu'il lui plaît, en toute liberté. Oppressée par une famille très traditionnaliste, elle rêve de gagner son indépendance. Mais pour cela, il lui faut se marier, à un Turc de surcroît. Cahit fera l'affaire mais l'amour va bien sûr contrarier ses plans, s'invitant malencontreusement à la noce fictive.
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FESTIVAL DE CANNES 2007
Le plus beau générique au monde. Même si la concurrence de la célèbre Mostra de Venise s'affirme année après année, le Festival de Cannes reste le rendez-vous incontournable du septième art, le temple préféré du Dieu-cinéma. Du 16 au 27 mai prochain, plus de mille films seront projetés, le champagne s'écoulera par caisses entières et tout le monde aura son mot à dire sur les longs métrages et les dernières starlettes à la mode. Pour cet illustre anniversaire, le Festival a prévu un joli cadeau, un film à sketches événement réalisé par 35 grands cinéastes du monde entier. Qu'on se le dise, la retraite attendra !
Après un cru 2006 jugé relativement décevant, la compétition officielle de la 60e édition pourrait mettre tout le monde d'accord. Les 22 films sélectionnés reflètent un vrai souci de cohérence avec plus de cinéma d'auteur, moins de paillettes et un juste équilibre entre habitués du festival et nouveaux noms. Parmi les habitués, ceux qui n'ont encore jamais reçu la récompense suprême rêvent d'un destin similaire à celui de Ken Loach, palmé d'or l'année dernière pour Le Vent se lève, après de multiplies passages.
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