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CHOK DEE
Popularisé par Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris, dont la pérennité s’étendra jusqu’à la fin des
années 80 auprès des Jeff Speakman et autre Eric Roberts, le film de combats, devenu un genre en soi, s’est
vu rapidement confiné dans le ghetto peu glorieux des sorties vidéo et DVD. Près de quinze ans depuis les
exploitations en salles de Best of the Best ou Kickboxer, dix ans depuis Le Grand
Tournoi...
Surprise, triple d’ailleurs, un film exploitant habilement le genre sort sur les écrans, réalisé par un
Français et interprété par un ancien boxeur, qui adapte ici sa propre vie. Rings, boxe thaï, sueur, sang,
coups filmés sous huit angles différents, entraînement auprès d’un vieux mage chinois? Pas tout à
fait.
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XAVIER DURRINGER
Des détracteurs, Chok Dee en aura. Xavier Durringer
le sait, il ne se gêne pas pour nous en faire part. Et il a parfaitement raison, car son
film reste ce qui s'est fait de mieux depuis des années dans un genre pourtant pas si déserté
que ça. Revenant sur sa rencontre avec Dida, sur sa façon de le filmer, et sur l'accueil
(mitigé pour le moment) de son film, il répond à nos questions sans la moindre langue de bois,
et de façon pour le moins déterminée. C'est suffisamment rare pour être souligné.
FilmDeCulte - Avant le
tournage et la production du film, que connaissiez-vous des films de combat, des codes de ce genre
cinématographique?
Xavier Durringer - Déjà, je différencie
les films de combat des films de boxe. Il y a les films de streetfight, avec un tas de séries B provenant
aussi bien des Etats-Unis que de Chine, de Hong Kong, etc. Et puis de toutes façons, le film noir français
a été récupéré par les Américains, qui ont également subi de grosses influences des cinéastes asiatiques.
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