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ROB ZOMBIE
Alors qu’il est en pleine tournée pour la promotion de son dernier album Educated Horses, et seulement quelques heures après un concert à Los Angeles, le chanteur et désormais réalisateur culte Rob Zombie, a accepté de s’entretenir avec FilmDeCulte pendant quelques minutes afin de parler de son deuxième film, The Devil’s Rejects, qui sort enfin sur nos écrans après un an d’attente.
FilmDeCulte - Bonjour! Tout d’abord, comment faut-il vous appeler? Rob? Robert? M. Zombie?
Rob Zombie - (rires) Appelez-moi Rob.
FilmDeCulte - Comment vous est venue l’idée de faire une suite à La Maison des mille morts?
Rob Zombie - J’ai toujours eu une vague idée de suite pour ce film car je savais que s’il marchait, ce serait la première chose qu’on me demanderait. Et, effectivement, c’est bel et bien la première chose qu’on m’a demandé. Moins de vingt-quatre heures après sa sortie, les distributeurs du film m’ont demandé si j’avais une suite en tête. Et même si je ne suis pas un fan des suites en général, je me suis dit que j’aimais beaucoup ces personnages. Donc j’ai été très excité à l’idée de faire une suite.
FilmDeCulte - Il n’y a donc pas eu de problème pour trouver les financements?
Rob Zombie - Non, non, aucun problème.
FilmDeCulte - Comment passe-t-on d’un univers complètement grotesque et grand-guignol à une vision plus réaliste, plus sale?
Rob Zombie - C’était génial. Car à certains niveaux, La Maison des mille morts ne correspond pas exactement à ce que je voulais faire. The Devil’s Rejects, en revanche, correspond exactement à mes intentions. Je voulais faire un film réaliste et crade à la Peckinpah plutôt qu’un film d’horreur plus classique. C’est pour cela que j’adore ce film. Je le préfère même au premier
FilmDeCulte - Ce qui est étonnant dans ce film c’est qu’il nous oblige à nous ranger du côté du Mal. C’est un véritable "walk on the wild side". Pourtant, la fin est plutôt tragique pour les trois héros. Est-ce que vous aviez le sentiment, en quelque sorte, d’être obligé de finir le film de cette façon?
Rob Zombie - Je me disais que le film avait vraiment besoin d’une conclusion. J’ai trop le sentiment de me faire arnaquer ces temps-ci au cinéma parce qu’aucun film ne semble jamais se terminer. Personne n’ose prendre le risque de tuer dans l’œuf leur franchise. Je me suis dit que les laisser partir passerait un peu pour une arnaque et qu’afin d’avoir un tant soit peu d’impact émotionnel sur la fin, il fallait que le film ait une vraie conclusion.
FilmDeCulte - Vous n’aviez donc pas peur d’être perçu comme cédant à une obligation moralisatrice?
Rob Zombie - Non, ça ne m’a jamais traversé l’esprit.
FilmDeCulte - Vous êtes vous fixé des limites dans la violence ou le gore?
Rob Zombie - Pas vraiment. J’ai l’impression que parfois le gore devient, non pas de mauvais goût mais simplement ridicule. Quand un film devient très très gore, à mes yeux, il en devient ridicule. Le gore peut devenir une distraction. À moins de faire un film comme Evil Dead 2 où le but est justement là, d’en faire un film rigolo, je préfère m’arrêter à un niveau où le gore reste réaliste.
FilmDeCulte - Dans vos deux premiers films, et le futur The Haunted World of El Superbeasto (NDR : dessin animé avec les voix de Paul Giamatti, Sherri Moon et Danny Trejo, se concentrant autour du personnage du Docteur Satan de La Maison des 1000 morts), vous avez un univers commun qui se déploie de film en film. Est-ce que vous comptez continuer avec votre remake / préquelle de Halloween?
Rob Zombie - Non, mon Hall9ween se déroulera dans son propre univers, il n’aura aucun lien avec mes autres films.
FilmDeCulte - En tant que musicien, comment cela influe-t-il sur vos choix musicaux dans vos films? Je pense notamment à la dernière scène de The Devil’s Rejects, absolument dantesque…
Rob Zombie - Vous voulez dire, avec Freebird?
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